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Triathlon de Beauvais

Triathlon de Beauvais : mon premier triathlon (Distance M, 2025)

De coureur à pied à finisher d'un triathlon M : une année de préparation, un départ en mass start, deux boucles vélo venteuses et des transitions à apprivoiser.

Par Nicolas · · 9 min de lecture

En juillet 2024, j'ai pris une décision : en 2025, je ferai mon premier triathlon.

À l'époque, je ne pratiquais que la course à pied. Passer au triathlon, c'était donc me lancer dans deux nouveaux sports, la natation et le vélo, tout en apprenant à enchaîner les trois disciplines. Un nouveau défi sportif, une année de préparation et beaucoup de questions avant de découvrir, enfin, ce que le triathlon avait à m'offrir.

De la course à pied au triathlon : une année pour apprendre

Quand j'ai décidé de me lancer, je savais courir. Pour le reste, il allait falloir apprendre.

Et je me suis mis pas mal de pression. Il ne s'agissait pas simplement de continuer à courir, mais de progresser dans deux disciplines que je connaissais beaucoup moins. La natation, notamment, était celle dans laquelle j'étais le moins à l'aise.

J'ai donc construit ma préparation progressivement.

De juillet à février : découvrir le vélo et la natation

Pendant les premiers mois, de juillet 2024 à février 2025, mon objectif était surtout de découvrir ces deux sports, de prendre mes marques et de commencer à construire des bases. La natation c’était le plus ingrat, je partais de super loin, souvenir de mes cours de nage quand j’étais petit, essoufflé au bout d’une longueur… Bref une chose était sure, j’avais identifié mon point faible.

Puis le vélo, et là… Je découvre un monde incroyable. Les sensation exceptionnel, des pratiquants passionné par leur sport et les vélos. C’est le coup de coeur. Je ne pense plus qu’au vélo, aux courses de vélo, avant je ne comprenais pas l’engouement autour du Tour de France, désormais j’avais hâte de suivre mon premier TdF l’été prochain.

En parallèle, je devais préparer mon premier marathon auquel je m’étais inscrit. Il aurait lieu en Mars. Donc pendant que je découvrais la natation et le vélo, mon focus était naturellement porté sur ma prépa marathon. Mon objectif était clair : aller au bout de cette préparation sans me blesser, pour pouvoir ensuite consacrer pleinement mon entraînement au triathlon.

À partir de février : structurer la natation

En février, j'ai commencé à structurer davantage mes séances de natation. Deux séances par semaine, sans y déroger.

C'était important pour moi de créer une véritable régularité et de gagner en confiance dans l'eau. Je savais que cette discipline serait un point sensible le jour de la course. Il fallait donc arrêter de simplement la découvrir et commencer à vraiment la travailler.

En avril, avec le retour des beaux jours, j'ai appliqué la même logique au vélo.

Huit semaines pour basculer en mode triathlon

Après avoir terminé mon premier marathon, place à quelques vacances en Corse pour récupérer.

Puis, retour à la réalité : il me restait huit semaines avant le triathlon de Beauvais.

À partir de là, mon temps libre était largement consacré à la préparation. Et, contre toute attente, j'ai adoré cette période.

J'ai senti une véritable montée en puissance au fil des semaines. Les séances s'enchaînaient, les progrès se faisaient sentir et je commençais à me sentir de plus en plus confiant.

Bien sûr, il restait beaucoup d'inconnues. Mais je savais que j'avais travaillé pour être au départ.

Et ça, mentalement, ça change tout.

Le jour J : place à mon premier triathlon M

Après des mois de préparation, le moment était enfin arrivé.

Il y avait forcément un peu d'appréhension. J'allais découvrir le triathlon en conditions réelles, avec ses trois disciplines, ses transitions et cette fameuse gestion de l'effort qu'on ne peut pas complètement reproduire à l'entraînement.

La natation : bienvenue dans le grand bain

Le départ de la natation était probablement le moment que j'appréhendais le plus.

Pour la première fois de ma vie, je me retrouvais sur un départ en mass start. Autrement dit, 400 triathlètes qui s'élancent en même temps dans l'eau.

Et disons que ça secoue un peu !

J'ai pris quelques coups, j'ai été bousculé, et j'ai rapidement compris que la natation en triathlon ne ressemblait pas tout à fait à mes séances tranquilles à la piscine.

Avec le recul, je pense que je serais parti davantage sur un côté. Cela m'aurait probablement permis de vivre un départ un peu moins mouvementé.

Mais rien d'alarmant. On est tous là pour faire notre course, et chacun essaie de trouver sa place.

C'est d'ailleurs à ce moment-là que j'ai découvert quelque chose : la force de la résignation.

Il faut accepter la situation, arrêter de vouloir tout contrôler et continuer à avancer. On respire, on garde son calme et on fait ce qu'on est venu faire.

La natation était la discipline dans laquelle je me sentais le moins à l'aise, et pourtant, malgré l'appréhension et les quelques coups reçus, j'ai apprécié cette première expérience.

Une bonne leçon pour la suite : on peut avoir peur d'une discipline et tout de même prendre du plaisir à la découvrir.

Le vélo : enfin dans ma course

Une fois la natation terminée, place au vélo.

Le parcours se compose de deux boucles de 20 km. Le tracé est globalement roulant et agréable, avec une petite côte qui vient casser le rythme et ajouter un peu de piment.

Rassurez-vous, on parle d'une petite côte, pas d'un col !

Le parcours peut également être un peu venteux. Picardie oblige.

J'ai apprécié ce parcours qui permet de trouver son rythme tout en restant attentif aux conditions. Après la natation, le vélo offre une nouvelle manière de gérer son effort : il faut avancer, mais aussi garder suffisamment d'énergie pour la course à pied.

C'est l'un des aspects que je trouve intéressants dans le triathlon. On ne peut pas simplement se donner à fond dans une discipline en oubliant ce qui vient ensuite.

Il faut apprendre à doser, à anticiper et à gérer son effort sur l'ensemble de la course.

Profitez du vélo pour reprendre votre lucidité et alimentez vous. Vous aurez à peu près 1h30 pour prendre le temps de bien boire et bien manger. C’est important !

La course à pied : finir le travail

La dernière discipline se déroule autour du plan d'eau.

C'est un cadre agréable pour terminer la course, avec les encouragements des organisateurs, du public présent et des proches venus soutenir les participants.

À ce stade, le corps a déjà bien travaillé. On commence à ressentir la fatigue accumulée, mais il reste une dernière étape à franchir.

Et c'est aussi ce qui fait le charme du triathlon : les sensations évoluent au fil des disciplines. On ne vit pas trois fois la même course, mais une seule épreuve qui se transforme au fur et à mesure de l'effort.

Pour un coureur habitué à ne pratiquer que la course à pied, découvrir cette fatigue particulière, après la natation et le vélo, était une expérience à part entière.

Les transitions : le quatrième sport du triathlon

Je tiens à faire une mention spéciale aux transitions.

On parle souvent de natation, de vélo et de course à pied. Mais, à mes yeux, les transitions méritent vraiment leur place dans la liste des difficultés à apprivoiser.

Enchaîner les disciplines ne consiste pas simplement à terminer l'une et à commencer la suivante. Il faut aussi gérer le passage entre deux univers, retrouver ses affaires, s'organiser et repartir efficacement.

Au triathlon, il y a trois disciplines sportives… et les transitions, qui sont une épreuve à part entière !

C'est quelque chose qu'on peut facilement sous-estimer quand on découvre ce sport. Pourtant, les transitions font pleinement partie de l'expérience et méritent d'être préparées, même lorsqu'on participe à son premier triathlon.

La ligne d'arrivée : une année sportive qui se conclut en beauté

Puis vient la ligne d'arrivée.

Et avec elle, un mélange d'émotions difficile à décrire : du soulagement, de la fierté et le sentiment d'avoir accompli quelque chose qui me paraissait encore lointain quelques mois auparavant.

J'avais décidé en juillet 2024 de me lancer dans le triathlon. J'avais découvert deux nouveaux sports, appris à structurer mon entraînement et consacré une bonne partie de mon temps libre à cette préparation.

Et me voilà finisher de mon premier triathlon M.

Le triathlon de Beauvais : mon avis sur l'organisation

Au-delà de mon expérience sportive, j'ai trouvé que le triathlon de Beauvais réunissait de nombreux éléments rassurants pour une première participation.

Une organisation claire

Les instructions concernant le déroulement de la course étaient claires. Les zones de transition étaient bien organisées et faciles à comprendre.

Quand on découvre le triathlon, ce sont des détails qui comptent. On a déjà suffisamment de choses en tête avant le départ pour ne pas avoir à se demander où aller, comment s'organiser ou comment retrouver ses affaires.

Une natation rassurante

La natation se déroule dans un grand plan d'eau. J'ai trouvé cet environnement rassurant, notamment pour les personnes qui ne sont pas particulièrement à l'aise dans l'eau. Et puis il y a beaucoup de kayak qui sont là pour nous porter assistance.

Cela ne supprime évidemment pas l'appréhension du départ, surtout lors d'une première expérience en mass start, mais le cadre permet d'aborder cette partie de la course dans un environnement agréable.

Un parcours vélo roulant, avec un peu de caractère

Le parcours vélo est composé de deux boucles de 20 km.

Il est globalement roulant et agréable, avec une petite côte qui casse un peu le rythme. Il peut également y avoir du vent, ce qui ajoute une petite difficulté supplémentaire.

Rien d'insurmontable, mais suffisamment pour rendre le parcours intéressant.

Une course à pied autour du plan d'eau

La course à pied se déroule autour du plan d'eau, avec les encouragements des organisateurs, des spectateurs et des proches.

C'est un vrai plus pour l'ambiance. Pouvoir croiser des personnes venues vous soutenir donne un petit coup de boost lorsque la fatigue commence à se faire sentir.

Une logistique pratique, y compris pour les accompagnants

J'ai également apprécié la facilité de circulation sur le site, à pied, avec le vélo et les affaires.

Il est possible de se déplacer assez facilement dans l'espace de l'événement, ce qui rend l'expérience plus simple à gérer.

Un conseil tout de même : prévoyez un peu d'avance pour vous garer.

Et si vous souhaitez venir accompagné, le cadre s'y prête bien. Les grands espaces autour du plan d'eau permettent aux proches de s'installer tranquillement et de profiter de la course.

C'est un aspect qu'on ne regarde pas toujours lorsqu'on choisit son premier triathlon, mais qui peut compter dans l'expérience globale.

Le triathlon de Beauvais : un bon choix pour se lancer ?

Si vous hésitez à vous inscrire à votre premier triathlon, mon expérience à Beauvais m'a montré qu'une première course peut être une très belle manière de découvrir cette discipline.

J'ai particulièrement apprécié :

  • La clarté des informations et l'organisation des zones de transition.
  • Le cadre du plan d'eau pour la natation et la course à pied.
  • Le parcours vélo roulant, avec juste ce qu'il faut de relief pour pimenter la course.
  • L'ambiance et les encouragements autour du parcours.
  • Les espaces qui permettent aux proches de profiter de l'événement.
  • Un triathlon à taille humaine

Il faut évidemment choisir une distance adaptée à son niveau et se préparer sérieusement aux trois disciplines. Mais si vous avez envie de franchir le pas, ne laissez pas uniquement l'appréhension vous empêcher d'essayer.

Pour ma part, je suis arrivé au départ avec des doutes, notamment en natation. J'en suis reparti avec une nouvelle expérience sportive, une grande fierté et l'envie de continuer.

Si je devais résumer mon premier triathlon en une phrase : il faut oser se lancer pour découvrir tout ce que ce sport peut apporter.

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Article rédigé à partir de mon expérience personnelle du triathlon de Beauvais, sur distance M, en 2025.

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